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Aider son enfant à avoir confiance en lui




Aujourd’hui, vous allez découvrir comment aider votre enfant à gagner en confiance et à grandir avec assurance. Vous allez voir que construire la confiance de l'enfant c'est lui expliquer l’intérêt de grandir et de le laisser grandir en tant que parent.

C’est Marie Caiazzo, psychothérapeute et psychomotricienne qui va vous donner des précieux conseils pour aider votre enfant à grandir en confiance.



Qu’est ce que la confiance en soi ?

La confiance en soi, c’est la mise en mouvement. C’est quelque chose qui se construit tout au long de la vie de l’enfant et même au cours de la vie d’adulte. La confiance en soi, c’est un peu comme quand un enfant naît, au début ses mouvements sont très balbutiants puis il va gagner en facilité.

Souvent on s’intéresse à la confiance en soi, cependant, il s’agit de la feuille d’or sur le gâteau. L’objectif est plutôt de s’intéresser au gâteau et donc à l’estime de soi et l’affirmation de soi.


L’estime de soi

C’est se sentir capable de faire des choses et de comment on se voit. Plus on expérimente des choses dans lesquelles on va réussir, plus on va s’estimer capable et plus on va croitre dans une dimension de confiance en soi

La vision que l’on est capable de faire des choses va grandir au fur et à mesure que l’on grandit. (Comme la vision d’un bébé qui voit flou à sa naissance puis voit net)

L’enfant va construire son estime de lui grâce à l’estime de son parent, de l’amour inconditionnel qu'il va lui porter. L’enfant va transférer cet amour qu’on a de lui sur l’amour qu’il porte à soi et l’amour de soi, et donc l’estime de lui-même.

 

L’affirmation de soi

L’affirmation de soi c’est autre chose, c’est être capable de parler, de se dire « oui ça je sais faire, ça je peux le faire »

Il y a une différence entre être capable de (estime de soi) et se dire capable de (affirmation de soi). On vient encore plus appuyer l’estime de soi.


L’enfant va par exemple s’affirmer quand il va taper sur la main pendant qu’on lui donne à manger, tourner la tête. Il dit qu’il est capable de faire seul mais on ne le laisse pas faire et il va s’affirmer auprès du parent. « Laisse-moi faire, j’en suis capable » Il convient là en tant que parent d’écouter son enfant pour lui donner la capacité de grandir et de faire grandir son estime de lui-même et de gagner en confiance


Construire sa confiance en lui

C'est accompagner les mouvements de l'enfant. C’est une co-construction parent enfant. L’enfant est un peu comme le chef de ses doudous et les parents le chef de la maison. En tant que chef de la maison, on donne des grandes lignes de conduite, des grandes visions. Par exemple, c’est l’hiver, on va lui montrer les vêtements d’hiver et on va lui proposer de choisir en autonomie dans cette sélection, tout en le laissant exprimer cette créativité.

Aimer son enfant c'est le rendre autonome

Les freins à la confiance en soi

On peut avoir tendance à faire à la place de l'enfant ou à choisir pour lui. Et, le parent peut souvent être un frein à l’estime de soi et la confiance en soi. Par exemple: Ne pas le laisser s’habiller seul et choisir ces vêtements car ils ne sont pas accordés, ne pas le laisser prendre sa douche seul car il risque de mal se laver, ne pas le laisser avec un couteau car il risque de se couper…


Dans ces mouvements là on vient freiner l’affirmation de soi, l’estime de soi et la confiance en soi


L’objectif est de le laisser avancer en tant qu’individu en construction. Il va tâtonner et on va lui apprendre à choisir ses vêtements, bien se laver, utiliser un couteau…


les écueils de la parentalité positive

Parfois la parentalité bienveillante peut être mal ajustée, c’est-à-dire qu’on ne donne pas à l’enfant sa place d’enfant, on a va le laisser tout gérer et tout décider. Il convient de garder en mémoire que le parent est le chef de la maison et qu’il va gérer des choses en fonction du cadre posé dont certaines choses vont être non négociable. Un cadre posé avec cohérence, amour et bienveillance.

En laissant l’enfant tout gérer, il risque d’être en insécurité.

C’est bien à l’adulte d’avoir une vision pour l’enfant pour l’emmener à grandir en confiance, et non pas à l’enfant d’aller où il a envie d’aller ou se décider tout pour lui-même. On donne la main à l’enfant pour l’accompagner vers notre projet. C’est une cocréation : l’enfant se repose sur le parent et au fur et à mesure qu’il grandit on va lui donner les clés. L’objectif est qu’il ne fasse pas certaines expériences non pas par peur de se faire gronder mais par respect de lui même, par amour de lui, et pour cela il faut leur avoir donner la vision : la sécurité, la santé, le respect de soi même.

Lui redonner la responsabilité de ses problèmes

Les parents peuvent avoir tendance à vouloir tout gérer et s’occuper de ce qu’il se passe dans la cour de récré, par exemple. A partir du moment où vous avez écarté si ce n’est pas de situation de harcèlement, violence ou de maltraitance, c’est important de laisser l’enfant s’affirmer, surtout parce que vous sentez qu’il est capable "j’ai confiance en toi et je sais que tu es capable de t’affirmer".


C’est lui apprendre la vie et savoir être capable de lâcher sur certaines choses et faire

: Discerner ce qui va être de l’ordre d’une attaque violente et délibéré et de chose ce que l’enfant est capable de mettre en place pour s’affirmer


Il faut apprendre à son enfant à discerner ce qui est de l’ordre du grave et du pas grave, ce qu’il doit dire à papa et maman et ce qu’il doit gérer seul. Pourquoi ? Parce que si nous ne sommes pas en capacité de faire preuve de discernement alors l’enfant aura beaucoup de mal de le faire aussi. C’est essentiel de le faire durant la petite enfance car c’est vital durant l’adolescence.

Si on gère tout (ou ne gère pas) pour lui durant la petite enfance alors il va cacher des choses à l’adolescence pour essayer de s’affirmer. Et là on peut se retrouver dans des situations dramatiques de harcèlement.  "Si c’est mon problème, j’y vais, si c’est ton problème, tu t’en occupes et j’ai confiance en toi."

Il va ainsi s’affirmer dans qui il est, le laisser s’exprimer dans son individualité.


Comment savoir si mon enfant manque de confiance en lui?

Un indicateur est l’ambiance à la maison. Si un enfant est d’accord de parler facilement, de répondre aux questions et qu’il vient raconter spontanément les choses de sa vie et qu’il est câlin : c’est un enfant qui va bien avec ses parents, frères et sœur : ce sont des signes de souffrance

Globalement un enfant ça va bien. Il est connecté à l’instant présent, il vit les choses telles qu’elles sont. C’est assez simple d’évoluer dans la société et faire face à des contraintes.

S’il se met systématiquement en conflit face à des contraintes, cela signifie qu’il a quelque chose à dire comme comprendre pourquoi son parent n’a pas suffisamment confiance en lui.


Il va manifester dans la résolution des tâches quotidiennes quelque chose de l’ordre de la confiance en lui et dans la relation : qu’on le considère, qu’on lui fasse confiance et qu’on le rendre autonome.

Comment aider son enfant quand nous même nous n’avons pas confiance en nous ?

Vous pouvez commencer par lui expliquer votre histoire, d’où vient votre manque de confiance vous, ce que vous avez vécu.

Et il convient de garder en mémoire que tout ne repose pas sur la confiance mais plutôt sur le respect. Est-ce que vous vous respectez dans les paroles que vous tenez sur vous, quand vous vous regardez dans le miroir, est ce que vous êtes fière de quoi vous êtes et ce que vous dites ?


Si vous allez vous apporter du respect, vous serez plus en capacité de le guider par ce respect de lui. Quand tu fais ça ou ça est ce que tu es fier de dire ça ?Dans votre vision parentale, tout est lié au respect. Par exemple, vous ne voulez pas qu’il range sa chambre, mais qu’il prenne soin de son environnement.  Reconnectez vous à votre vision pour le guider au mieux dans les valeurs que vous souhaitez partager au lieu d’être focus sur les obligations

Prenez vraiment le temps de vous questionner sur votre vision parentale et aussi votre vision personnelle. Quelle personne je veux être ? Quel parent je veux être ? Quel enfant ai-je envie d’être ?...


L’autodérision et l’humour peuvent vous aider à sortir des conflits et vous amusez de la situation pour avancer vers la vision.


Des situations spécifiques

Il dit « Je suis nul, je ne suis pas capable »

Ne niez pas ce qu'il ressent et l'aider à le ramener sur le respect de lui et l'autonomie. "C’est trop dommage car moi je ne pense pas ça."

Il se pose en statut de victime et lui rappeler qu’on ne pense pas ça de lui.

 

Quand l’enfant ne se sent pas capable et a peur de l’échec.

A-t-il la bonne méthode? « Explique moi comment tu t’y prends »


Dans « Branche tes cerveaux » Marie et Lucie Maillet accompagnent dans les apprentissages sur 4 bases :

  • Etre présent

  • Mobiliser les ressources et adapter à la situation

  • Gérer son stress

  • S’adapter et lâcher prise


Prenez le temps de faire le point et vous poser les questions sur ses 4 bases pour mieux l'accompagner dans ses apprentissages:

  • Est-ce que l’enfant est présent dans ce qu’il fait ?

  • Ensuite, il faut savoir qu’un apprentissage est pertinent s’il s’agrège à un autre apprentissage, il faut qu’il y ait un lien entre les apprentissages, un tissu de lien et de co-construction pour arriver à faire des choses, c’est un continuum pour avancer et faire des choses. Il y a peut-être quelque chose qui n’a pas été acquis dans ce continuum et donc il est important de travailler cet apprentissage.

  • A-t-il des pratiques de régulations de stress ?

  • Et pour finir, être capable d’utiliser cet apprentissage dans d’autre forme.


Pour mieux aider son enfant dans les apprentissages et lui donner confiance, Marie vous recommande de rester sur ces 4 bases et ainsi mieux l’accompagner.




Pour conclure, en tant que parent nous sommes là pour soutenir nos enfants, nous sommes là mais nous ne faisons pas à leur place.

Ce n’est pas à nous de construire leur vie, c’est à eux. Nous on est derrière « Dis moi ce dont tu as besoin, je mettrais en place »

Construire la confiance, c’est une véritable co-construction. Nous croyons en nos enfant et nous savons qu'ils vont y arriver, et nous les accompagnons dans ce sens.




Retrouvez Marie Caiazzo


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J'aide les mères (dépassées) à retrouver de la légèreté dans leur quotidien et de la confiance dans leur rôle de maman. 
Libérée de l'épuisement, de la culpabilité et de la perfection, elles cultivent avec joie le bonheur familial 

Laetitia Hervy 

Coach pour mamans 

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Bébé dormant

Atelier .

Un bébé heureux & épanoui

dés les premiers jours 

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